L’AOC dans l’histoire / Historique

Les vins ont toujours été désignés par le nom géographique de la région ou de la commune dont ils proviennent. Dès le premier siècle après J-C, Pline l’Ancien (écrivain romain) effectue un classement de tous les vins connus à son époque, à la tête duquel il plaçait évidemment les grands vins d’Italie.

Peu à peu, des noms prestigieux se sont affirmés. Certains ont alors cherché à imiter ces vins réputés.

Au 19ème siècle, la France fait face à la destruction presque totale du vignoble par le phylloxéra. Pour répondre à la demande, des vins de mauvaise qualité, produits selon des méthodes frauduleuses, sont mis en marché sous le nom d’appellations d’origine réputées.

Pour lutter contre ces usurpations, à la demande de la profession viticole, une série de lois sur la protection des appellations d’origine sera promulguée entre 1905 et 1935, date de création des AOC.

Pour la première fois, le décret loi de 1935 règlemente les appellations d’origine contrôlées en tenant compte, non seulement de leur provenance, mais aussi des usages de production différents dans chaque appellation.

La délimitation des aires d’appellation est confiée à un organisme associant des professionnels à l’administration, devenu aujourd’hui l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).

Ces principes sont toujours en vigueur, ils ont été reconnus par l’Union européenne, qui œuvre pour la reconnaissance et la protection des appellations d’origine, tout type de production confondu, au niveau mondial.